Pourquoi mieux se déplacer ?

Image : quesionnementDepuis tout temps les hommes se sont déplacés pour se nourrir, pour échanger des denrées, pour exercer du commerce, pour se rencontrer, pour se connaître et se découvrir, pour les pratiques de la vie quotidienne ou pour des loisirs.
Se déplacer est un droit pour tous et un symbole de liberté. Pendant longtemps les déplacements se sont faits au moyens d'animaux de trait ou en bateaux.

Aujourd'hui, les modes ont évolué et ne sont pas sans poser de problèmes. Les principaux, à savoir la voiture, les transports routiers, l'avion, la navigation ont un point commun : l'énergie utilisée fait appel aux hydrocarbures et sont à ce titre responsables de plus de 25 % de l'émission des gaz à effet de serre.
Les transports n'utilisant pas les énergies fossiles sont électriques, comme les transports ferroviaires. On les appelle parfois propres, mais ils ne sont pas exempts de questionnement. Une grande partie de l'électricité est produite par du nucléaire, cible de nombreux reproches, ou par des centrales thermiques alimentées par des hydrocarbures.
L'avenir des transports qui se développent en permanence et qui se développent encore plus quand les pays émergents y accèdent pleinement, doivent nous interpeller :

  • Que peut-on attendre des avancées technologiques qui permettraient de continuer à utiliser les mêmes formes d'énergie mais avec des consommations très sensiblement plus faibles qu'actuellement ?
  • Peut-on miser uniquement sur les énergies renouvelables pour produire de l'électricité en quantité suffisante ?
  • Peut-on raisonnablement compter sur les bio-carburants dont la culture est rarement respectueuse de l'environnement et qui utilisent des terres cultivables, dont l'humanité aura besoin demain pour se nourrir ?
  • Est-il possible de revenir sur l'organisation des villes telles qu'elles se sont structurées depuis la fin du monde rural traditionnel ? Les zones d'activités et donc les lieux de travail se sont excentrés des centres urbains, les zones commerciales importantes se sont installées en périphérie et l'étalement urbain qui s'est développé en raison du coût foncier, n'a pu s'établir que grâce à l'usage de la voiture.
  • Les réseaux ferroviaires actuellement très insuffisants pour permettre un ferroutage suffisant vont-ils évoluer et permettre la diminution des transports routiers.
  • Nous-mêmes allons-nous entreprendre de changer nos habitudes et remplacer les petits déplacements en voiture qui engorgent les villes par la marche à pied ou l'utilisation du vélo ?
  • Va-t-on assister au développement de solutions de remplacement, encore trop marginales, telles que le co-voiturage, l'auto-partage, les réseaux "pédibus" pour les écoliers ?

Les transports sous toutes leurs formes sont des éléments structurant du mode de fonctionnement dans nos sociétés. Nous ne nous en passerons pas aisément. A vous de réfléchir et d'intervenir, pour qu'ils restent viables et raisonnables.

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